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impressions lectures

Avec vos amis, vos collègues de travail, vos proches… créez un groupe de lecteurs et préparez avec le Centre du livre et de la lecture la prochaine édition du festival régional Passeurs de monde(s) en Poitou-Charentes.

Découvrez la sélection des ouvrages proposés pour l’opération Impressions de lectures ! (Lire la suite…)

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Les oiseauxLes Oiseaux, de Tarjei Vesaas, éd. Plein chant, 2000 – traduit du norvégien (nynorsk) par Régis Boyer.

Un classique publié en Poitou-Charentes !

« Il est des choses qu’il vaut mieux ne pas approfondir ou dont mieux vaut ne pas parler. Mattis le sent obscurément, tel le fait que l’on a donné son nom et celui de sa sœur Hege aux trembles morts émergeant des sapins proches de leur maison. Ou encore que les gens l’appellent « ahuri », quand ils ne se doutent pas qu’il les entend, et rechignent à lui confier un travail quelconque. Lui non plus n’aime pas en demander. Il sait trop quel désarroi le saisit presque aussitôt. Mattis préfère rêver dans la forêt, écrire dans la boue un message d’amitié à un oiseau. Tout lui est signe et présage : cette bécasse qui survole son logis et qu’un chasseur tue par sa faute, ce tremble qui foudroie l’orage et qui représente lui ou Hege… Que Hege meure ou cesse de s’occuper de Mattis, comment vivrait-il ? L’idée chemine dans son esprit et l’obsède quand, devenu passeur sur le lac, il amène chez eux Jörgen le bûcheron. Petite âme à demi éveillée, cœur d’oiseau qui se débat dans les brumes où s’enveloppe pour lui le monde réel, Mattis en vient à forger son propre destin et c’est ce qui rend si poignante cette histoire d’un simple où Tarjei Vesaas transcrit l’inexprimable enfoui au fond des êtres. »

4e de couverture.

Tarjei Vesaas, né à Vinje (comté du Telemark) le 20 août 1897, décédé à Oslo le 15 mars 1970, est un écrivain norvégien de langue néo-norvégienne (nynorsk). Son œuvre est dominée par les thèmes existentiels du Mal, de l’Absurde, ainsi que par l’omniprésence de la Nature. Elle se caractérise par une forte dimension symbolique et onirique.

Autres titres :

Palais de glace, éd. Flammarion, 1985
Les Ponts, éd. Autrement, 2003
Lisières du givre, éd. Grèges, 2007

À découvrir, le catalogue des éditions Plein chant

À écouter, la lecture de Jean-Yves Ruf :
http://www.babelio.com/livres/Vesaas-Les-Oiseaux/90015

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La Nuit qui s’annonce, Carl-Henning Wijkmark, éd. Cénomane, 2009 – traduit du suédois par Philippe Bouquet

Wijkmark

« Seul celui qui est sans illusion est vraiment libre. »
Dans cette unité de soins palliatifs où deux infirmières, Birgit, la maternelle, et Angela, l’érotique, veillent de leur mieux sur les agonisants, Hasse n’a que deux consolations : les rêves que lui inspirent les piqûres de morphine et le passage d’un jeune bibliothécaire – car il a décidé de lire tout ce qu’il peut sur la mort avant de mourir. Entre veille, lectures et rêveries, il revoit sa vie, sa carrière d’acteur, ses amours, et, bien que son état se dégrade, il lui reste encore la volonté d’exister : « La mort, quel gâchis malgré tout », ironise-t-il. Pourtant, il y a déjà eu tant de morts, dans l’histoire humaine, qu’est-ce qu’un de plus ? Et l’éternité qui l’attend, n’existait-elle pas déjà avant sa naissance ?…
Dans ce roman sur la mort écrit à la première personne, où l’on croise Cioran, Thomas Mann, les livres des morts égyptien et tibétain, Carl-Henning Wijkmark aborde avec sensibilité, humour et pudeur, les grandes questions morales et existentielles, qu’il développe en subtiles notations : par exemple que la mort commence dès que l’on n’est plus aimé (alors « on est déjà mort, pour l’essentiel »), ou encore que plus on s’affaiblit moins on a envie de mourir et que l’instinct érotique meurt en dernier. Il analyse aussi la place de la mort dans nos sociétés, constatant que la technique est désormais un prétexte aux économies, ou s’étonnant qu’on se soucie si peu de dignité pendant la vie, et qu’on s’en préoccupe tant lorsque la nuit s’annonce…

Romancier et essayiste, né en 1934, à Stockholm, Carl-Henning Wijkmark, fut critique littéraire, journaliste, traducteur (Lautréamont, Nietzsche, Benjamin). Depuis 1970, il s’est entièrement consacré à la création littéraire.
Son œuvre a été révélée au public français, en 1986, avec La Draisine (Actes Sud). Il fut alors le premier écrivain suédois invité à la télévision française (par Bernard Pivot).
Depuis, ont été publiés Da Capo (Belfond, 1996), Toi qui n’existes pas (Esprit ouvert, 2003), Derniers jours (Cénomane, 2007) et La nuit qui s’annonce (Cénomane, 2009) – sorte d’avers subjectif et sensible de La Mort moderne (réédition Cénomane, 2009)–, qui a reçu dès sa parution en Suède en 2007, le prestigieux prix August.
Vient de paraître : Le Mur noir (Cénomane).

Voir la note de lecture sur le Centre national du livre

Autres titres aux éditions Cénomane :
Derniers jours, 2007
La Mort moderne, réédition 2009
Le Mur noir, 2011

1962, éd. Actes Sud, 1987 (épuisé)
La Draisine, éd. Actes Sud, 1989
Da capo, éd. Belfond, 1996
Toi qui n’existes pas, éd. Esprit ouvert, 2003

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La Merditude des choses, Dimitri Verhulst, éd. Denoël, 2011 – traduit du néerlandais par Danielle Losman.

Verlhust

Bienvenue dans la Belgique profonde, chez la plus grande famille de soiffards que la terre ait jamais portée. Dimitri vit avec son père et ses trois oncles chez sa grand-mère, une sainte femme qui fait leur lessive, les laisse boire sa maigre pension et nettoie le mobilier avant le passage de l’huissier. Les Verhulst ne travaillent pas, ou seulement en cas d’extrême nécessité. Le reste du temps, ils éclusent les bars de Reetveerdegem lors de beuveries épiques, défendent à coups de poing l’honneur familial, organisent des Tours de France éthyliques ou des courses de vélo nudistes. Leur dieu : Roy Orbison ; leur déesse : la Dive Bouteille.
De cuites phénoménales en tendres démonstrations de solidarité familiale, La Merditude des choses dresse le portrait d’un clan de marginaux déjantés, qui sont à la société ce que la famille Addams est aux Lequenois. Un roman hilarant et mélancolique, mais qui pose sur ses personnages le regard tendrement nostalgique de celui qui en a réchappé et, par là même, a trahi.

Dimitri Verhulst est né en Belgique en 1972. Romancier et dramaturge, il a reçu en 2009 le Libris Literature Prize. La Merditude des choses a été traduit en douze langues et adapté à l’écran par Félix Van Groeningen (prix Art & Essai au festival de Cannes).

Autre titre :
Hôtel Problemski, éd. Bourgois, 2005, traduit du néerlandais par Danielle Losman.

À lire, les entretiens de Dimitri Verhulst :
levif.be
lesoir.be

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Feu, Régine Vandamme, éd. Castor Astral, coll. « Escale des lettres », 2010

Vandamme

Reclus dans son appartement où il tente de survivre à la dérive de son existence, Hughes Worm, journaliste autrefois promis à un brillant avenir, sombre dans le désespoir, loin des siens, loin du monde, à l’âge de 44 ans.
D’heure en heure tout au long d’une journée caniculaire, son histoire se dévoile, banale, bancale, l’histoire d’un homme aux prises avec un mal-être contre lequel il a renoncé à se battre.
Seule sa mort est en marche.

Feu est un roman obsédant qui fait éclater des vérités crues et cruelles. L’écriture est intense. Chaque phrase parle juste, cogne et fait mal.

Régine Vandamme est une écrivaine belge d’expression française née à Bruges en 1961. D’abord journaliste de radio, elle a ensuite travaillé dans l’édition.
Elle a obtenu pour Ma mère à boire le Prix de la Première œuvre du ministère de la Culture de la Communauté française de Belgique.

Autres titres aux éditions du Castor astral :
Ma mère à boire, 2001 – 2006
Ma voix basse, 2004
Professions de foi, 2004

Les Maîtres de la BD belge, éd. La Renaissance du livre, 2003 (épuisé)

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