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	<title>Festival Passeurs de monde(s) 2009</title>
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		<title>Les lauréats du concours</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 11:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Concours]]></category>

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		<description><![CDATA[les 10 gagnants du concours de lecture et d&#8217;écriture Lecteurs passeurs d&#8217;envie(s) qui ont été sélectionnés dans le cadre de l&#8217;édition 2009 du festival Passeurs de monde(s) sont :


Catherine Akpo, Royan (17), 56 ans, a écrit sur le livre de G. Soucy
Sarah Bozzo, Saint-Martin de-Bernegoue (79), 11 ans, a écrit sur le livre de A. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>les 10 gagnants du concours de lecture et d&#8217;écriture <strong><a href="http://www.livre-poitoucharentes.org/vie-litteraire/passeurs/concourslpe.html" target="_blank">Lecteurs passeurs d&#8217;envie(s)</a> </strong>qui ont été sélectionnés dans le cadre de l&#8217;édition 2009 du festival <a href="http://www.livre-poitoucharentes.org/vie-litteraire/passeurs/presentationpdm.html" target="_blank"><strong>Passeurs de monde(s)</strong></a> sont :</p>
<ul></ul>
<ul>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/catherine-akpo/" target="_blank">Catherine Akpo</a>, Royan (17), 56 ans, a écrit sur le livre de G. Soucy</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/sarah-bozzo/" target="_blank">Sarah Bozzo</a>, Saint-Martin de-Bernegoue (79), 11 ans, a écrit sur le livre de A. Brouillard</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/joel-coynault/" target="_blank">Joël Coynault</a>, Lagord (17), 62 ans, a écrit sur le livre de A. Manguel</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/pascaline-dhondt/" target="_blank">Pascaline Dhondt</a>, La Rochelle (17), a écrit sur le livre de D. Montebello</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/caroline-gautier/" target="_blank">Caroline Gautier</a>, Poitiers (86), 35 ans, a écrit sur le livre de J. Teulé</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/marie-luce-joubert/" target="_blank">Marie Luce Joubert,</a> Saint-Georges-des-Coteaux (17), 60 ans, a écrit sur le livre de M. Rivas</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/virginie-joubert/" target="_blank">Virginie Joubert</a>, Poitiers (86), 20 ans, a écrit sur le livre de E. de Lucca</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/yves-le-moing/" target="_blank">Yves Le Moing</a>, Rochefort (17), 43 ans, a écrit sur le livre de E. de Lucca</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/elise-moynet/" target="_blank">Elise Moynet</a>, La Rochelle (17), 19 ans, a écrit sur le livre de J.C. Martin</li>
<li><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/jean-paul-wautier/" target="_blank">Jean-Paul Wautier</a>, Saujon (17), 62 ans, a écrit sur le livre de M. Boujut</li>
</ul>
<ul></ul>
<p>Pour lire les textes sélectionnés, cliquer sur le nom.</p>
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		<title>Pascaline Dhondt</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Montebello]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[La Rochelle le 18 décembre 2009
Invitation à la lecture du « diable, l’assaisonnement » de Denis Montebello
La nourriture est pour tout le monde, pas la littérature, prétend Yourcenar
Eh bien, si ! Ce livre réunit avec sobriété l’écriture et le goût.
Au départ, le réel, des mets simples et savoureux, qui engendre une étrange percée dans l’imaginaire, grâce aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">La Rochelle le 18 décembre 2009</p>
<p>Invitation à la lecture du « <em>diable, l’assaisonnement </em>» de <a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/denis-montebello"><strong>Denis Montebello</strong></a></p>
<p><em>La nourriture est pour tout le monde, pas la littérature</em>, prétend Yourcenar</p>
<p>Eh bien, si ! Ce livre réunit avec sobriété l’écriture et le goût.</p>
<p>Au départ, le réel, des mets simples et savoureux, qui engendre une étrange percée dans l’imaginaire, grâce aux nombreuses métaphores et au désir de communiquer son plaisir.</p>
<p>Un repas est un chef-d’œuvre disait Cocteau. Allons à sa rencontre, à la manière des philosophes empiristes du 18<sup>e</sup> siècle anglais, pas à pas, l’exploration « substantielle » a lieu. Escalade gustative que ce nouvel opus illustré par de douces et superbes photos en noir et blanc d’un compatriote, pour accéder à vos flagrants délices.</p>
<p>La sauce qui laisse des traces délictueuses sur l’assiette est mal venue sur un vêtement. Or elle l’identifie. En guise d’appartenance.</p>
<p>Les passerelles et parentés géographiques ou historiques s’établissent entre l’origine des mots et l’origine des mets. « Que nos routes se croisent afin de faire le plein des sens ». Alexis Gruss</p>
<p><strong>Le titre </strong></p>
<p>Curieux dilemme: choisir entre le diable et la java. Sans perte ni fracas. Exit Nougaro, ecce Montebello.<br />
Passé outre le titre sulfureux, à la manière d’Axel Munthe sur les hauteurs de Capri, le lecteur s’engage dans un jardin non plus peuplé du marbre des statues, comme une grosse meringue, mais vénérant les aliments qui ourlent nos jours et nous rendent plus humains par envie ou par besoin.</p>
<p><strong>Les sujets </strong></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">L’angélique</span> </em> translucide et mélodieuse en tant qu’épice a rebours refusant d’être associée au chocolat mais réclamant l’eau de vie sous ses ombelles. (page 33).</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Les lumas ou cagouilles</span></em> que l’on sert dans un cornet de papier à l’instar des frites dans le Nord et à Bruxelles. C’est nos caracoles à nous disposées comme autant de ronds-points giratoires, chicanes et créneaux, lorsque l’on circule à la Rochelle ou à Gruissan. Circonvolution en écrin.Caricoler, par monts et par vaux.<br />
Caracoler à la vitesse d’un escargot… l’écriture de notre auteur s’emballe. C’est le galop d’un cheval, imaginez le bruit des sabots écrabouillant la frêle carcasse sous des dizaines de plaisantes allitérations, lui arrachant un cri ancestral presque inaudible et hermafreudien ; c’est peut-être cela <em>avoir un poids sur l’estomac.</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Le lumechon </em></span>en picard c’est aussi le dragon géant qui s’oppose à st Georges lors d’un combat rituel à la trinité.<br />
Voilà le démon de l’analogie qui nous reprend, très giratoire ce gastéropode ! (page 19).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La <em>grimolle</em></span> n’est-elle pas cousine du crumble et descendante des Grimaldi, pas ceux de Monaco, plutôt ceux du petit village de Grimaud, au cimetière d’exil altier où voulut être enterrée Odette Joyeux (p38).</p>
<p>Si <span style="text-decoration: underline;"><em>se musser,</em></span> est retrouver le ventre de la mère, se mucher en wallon et en ch’ti, c’est se cacher sous la table lorsque la nappe longue  pend sur de trop longs repas de fêtes ; dans une yourte imaginaire, les gosses rejoignent le giron (tiens ! la lune est gironde, et elle aussi joue à cache- cache). (page 75).</p>
<p>Les vanets, où sont-ils ? que les pauvres étaient les seuls à garder comme nourriture.</p>
<p>Ensuite, c’est Charles Perrault, Henri Bosco, Cadichon… et voltigent les animaux de coquillages en mosaïques dans l’île Penotte qui n’en fut jamais une aux Sables d’Olonne. (page 62).</p>
<p>Les textes fervents louant les produits locaux, faciles à se mettre sous la dent, vous séduiront. Des macarons à la jonchée, mon préféré, enrobé de joncs que la famille Pommier va couper encore maintenant dans les marais pour notre satisfaction.</p>
<p>La prose poétique est chatoyante. Par ses effets de miroirs constants, elle renvoie à celle de st John Perse. L’auteur se réclame de Dionysos, ce n’est pas peu dire. Et en guise de paradoxe, ascétisme ou bombance, faites votre choix  comme le souhaitait l’empereur Adrien. Retour aux sources ( page 67).</p>
<p>J’aurais tant voulu « tailler une bavette avec lui ». Vous aussi n’est-ce pas !&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Pascaline DHONDT, La Rochelle (17)</p>
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		<title>Yves Le Moing</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Erri de Luca]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Montedidio &#8211; Erri de Luca
Montedidio est de ces livres qui peuvent vous poursuivre longtemps. Le sillon qu’il creuse s’approfondit parfois, parfois dérive vers d’autres sillons… il est inépuisable.
Montedidio est le quartier de Naples où vit l’enfant du roman qu’Erri De Luca a situé dans les années 50. Naples qui est la vie elle-même, qui est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Montedidio &#8211; <a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/erri-de-luca"><strong>Erri de Luca</strong></a></p>
<p><em>Montedidio</em> est de ces livres qui peuvent vous poursuivre longtemps. Le sillon qu’il creuse s’approfondit parfois, parfois dérive vers d’autres sillons… il est inépuisable.</p>
<p>Montedidio est le quartier de Naples où vit l’enfant du roman qu’Erri De Luca a situé dans les années 50. Naples qui est la vie elle-même, qui est le monde : « en dehors de Naples, en Amérique, un jeune homme a été fait Président », nous annonce-t-on. Naples est la patrie où ce jeune garçon va grandir sous notre regard.</p>
<p>C’est un texte initiatique, comment l’enfant se mue en un jeune homme, comment il prend son envol. Il s’éloigne de son univers malade – sa mère va mourir, son ami Rafaniello est bossu, lui-même n’a qu’un œil valide – pour s’en aller vers son âge, ses premières amours. Il est le scrutateur méticuleux – il écrit sur un rouleau de papier les événements de sa jeunesse – de sa condition humaine. Évidemment on s’attache à lui, à ce « je », on est même sous son emprise dont on ne décrochera partiellement que lorsque lui-même coupera les liens qui le relient encore à sa vie d’enfant pauvre, à son quartier, son monde, donc. Erri De Luca nous permet d’accéder à cette maturation, en nous invitant, tantôt à nous approcher de l’âme de ce jeune ouvrier, tantôt à prendre de la distance, en planant au-dessus de Montedidio. Par ce jeu constant d’éloignement-rapprochement, il saisit les moments-clé du quotidien sans jamais être inquisiteur, lui laissant son espace vital.</p>
<p>Texte initiatique certes, mais surtout texte de la délivrance, délivrance d’un état d’enfance qui s’accommode mal des désirs et des rêves. L’enfance du héros de De Luca n’est pas heureuse. Elle est heurtée, se brise sur la dureté du quotidien, les bassesses et la vilénie, elle s’interroge et se rattache désespérément à ce qui peut faire sens et à ce qui peut faire dérivation, encore. Ailleurs, toujours, il faut être ici, on n’a pas le choix, nous y sommes, mais dans le même temps, la nécessité de l’ailleurs est permanente, elle nous accompagne. La grande douceur de ce texte réside finalement dans l’attente de l’inéluctable, dans cette maturation que l’on suit en cheminant dans l’apprentissage amoureux. Ici point de labyrinthe, mais une route presque droite, évidente, sinueuse.</p>
<p>Le romancier maîtrise parfaitement son sujet, ses effets, la construction de son texte. Livre de l’oralité, il la représente. L’effet de style est banni, l’auteur est dans la retenue, comme pour ne froisser personne, il considère ses personnages avec délicatesse, les aime. Personne n’est maltraité. Si dans ce quartier pauvre, l’entraide est la règle, De Luca fait de même, il accompagne ses personnages en les aidant à s’envoler de ce quartier si chéri, si maudit. Ce texte est donc un livre de paix, fait d’empathie, empreint d’une poésie qui s’offre à chaque page. La dureté aurait pu nous être livrée cruelle, remercions De Luca de nous la restituer de sa voix apaisée.</p>
<p style="text-align: right;">Yves Le Moing, Rochefort, 43 ans</p>
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		<title>Virginie Joubert</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:55:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Erri de Luca]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Montedidio – Erri De Luca
En commençant ce livre, je ne m’attendais pas à un tel envoûtement ; un vent de fraîcheur a soufflé en moi. J’avais acheté ce livre un peu par hasard ; il prônait sur une pile de livres auquel une pancarte était accolée « sélection du festival Passeurs de monde(s) ». Son titre m’a attiré Montedidio, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Montedidio</em> – <a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/erri-de-luca"><strong>Erri De Luca</strong></a></p>
<p>En commençant ce livre, je ne m’attendais pas à un tel envoûtement ; un vent de fraîcheur a soufflé en moi. J’avais acheté ce livre un peu par hasard ; il prônait sur une pile de livres auquel une pancarte était accolée « sélection du festival Passeurs de monde(s) ». Son titre m’a attiré <em>Montedidio</em>, la montagne de dieu. Les romans italiens sont un peu une terre inconnue pour moi, mes seules références étant le <em>K</em> de Dino Buzzati et <em>Le Baron perché</em> d’Italo Calvino. Un bref coup d’œil au résumé et j’étais tentée. J’ai commencé à lire et je n’en ai pas décroché. Chaque page était une envolée vers Naples, vers Montedidio. Les images se bousculent dans ma tête, des paysages se dessinent devant mes yeux. Montedidio, colline de Naples où se trouve un quartier de boutiques et d’étroites ruelles surpeuplées et où ses habitants se sont farouchement révoltés contre l’occupation allemande tandis que la marine américaine attendait au large l’issue du combat. Au milieu d’eux vivent trois anges, qui hésitent entre le parler napolitain et la belle langue italienne.</p>
<p>Une jeune fille à la recherche de l’ « ammour », un bossu à la recherche de la terre promise et un jeune adolescent candide qui découvre le monde du travail. C’est lui notre narrateur, le héros de l’histoire de ce quartier où chaque existence est sans cesse recommencée. Il consigne ses premiers jours de travail en italien, lui le petit qui parle napolitain, sur des bouts de papier. Peu à peu sa découverte de la vie prend forme sous sa plume.</p>
<p>Ce jeune garçon est retiré de l’école par son père. Il devient apprenti chez un menuisier. Mais cela n’est pas son seul apprentissage, il va également apprendre en plus de l’amour du bois, l’amour de l’humanité, de l’histoire, de la sagesse, de la simplicité, de l’échange, du beau, du vrai, de l’extraordinaire et bien sûr de « l’ammour ». C’est le roman d’une adolescence qui n’a pas le temps de se prolonger car la vie la presse de grandir.</p>
<p>La rencontre avec ce cordonnier charitable, Rafaniello, va être un tournant de sa vie. Il admire cet homme qui ne fait payer personne de ce quartier pauvre où l’on vit l’un sur l’autre. Sa générosité lui fera pousser des ailes qui longtemps étaient restées repliées dans la protubérance de son dos. De plus, on ne peut dissocier le narrateur de ce livre et son objet fétiche, un boomerang offert par son père. Il s’entraîne longtemps, exerçant le mouvement du lancer sans jamais lâcher l’objet. Il veut le geste parfait.</p>
<p>Ce lancer retenu du boomerang est beaucoup plus qu’un jeu, c’est la tension morale vers le haut, l’envie d’apprendre et de grandir, de devenir un homme en se faisant les muscles, en apprenant l’art non facile du lancer. C’est une belle métaphore du désir d’évasion, mais aussi d’élévation vers le divin. Et puis, il y a la rencontre avec Maria, sa petite voisine entreprenante. Une relation qui commence timidement puis s’épanouit et s’élance enfin. L’amour leur donne toute la sensualité, la poésie et la force audacieuse dont on peut rêver pour affronter l’existence.<br />
Du haut du toit de Montedidio, à la fin du roman, à minuit, le soir de la Saint-Sylvestre tout explose, tout vole en éclats dans le vacarme de la nuit des feux d’artifice, comme des feux de salut. Comme un cratère en éruption qui libère et ouvre des précipices. Ce soir-là dans le déchaînement des forces, le boomerang est également lancé, lancement symbolique qui emporte le passé, et il ne reste de Rafaniello que « deux plumes et une paire de chaussure ». Et soudain la voix du protagoniste, une voix qui a changé, qui s’est libérée de l’enrouement propre à l’adolescence, une voix d’homme pour laquelle il n’y a plus de place sur le rouleau de papier qui accueille ses confidences, ni dans Montedidio.</p>
<p>Ce livre parle des découvertes d’un jeune adolescent s’ouvrant à des jours adultes. Baignés dans une lumière ocre et poussiéreuse, les courts chapitres disent l’odeur du bois, le goût de la sueur, le bruissement du silence, les corps usés et les vies fatiguées. On n’y parle pas, ou peu. Seuls les regards sont fiers et l’on peut y lire la guerre, le communisme, les privations, les difficultés de la vie. Cet adolescent insuffle un souffle de vie à tout ce petit monde. Il nous emmène avec lui, poursuivant sans relâche ses rêves de découverte, d’amitié, d’amour. Ainsi tout s’élance dans ce livre : l’amour, l’amitié, le grand saut, « le boomerang », la maturité. Et tout cela dans une langue claire, limpide et poétique. Il émane de ce livre une beauté, à travers le portrait d’une Italie pittoresque. L’auteur nous convie à un voyage littéraire extraordinaire au cœur de ce que l’existence propose de plus profond : l’espoir. Ce livre est une promesse, celle de la vie et du rêve. Des images à profusion, un style serein qui transpire, de la douceur et enfin l’envol.</p>
<p style="text-align: right;">Virginie Joubert, Poitiers, 20 ans,</p>
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		<title>Sarah Bozzo</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:53:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Brouillard]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois Chats – Anne Brouillard
J’adore les livres comme ça, où l’on invente sa propre histoire. Je recommande ce livre car il agrandit l’imagination des personnes qui le lisent.
Ce livre est aussi très bien pour les plus petits, qui ne savent pas lire. Car ils peuvent soit  se contenter de regarder les images, ou alors inventer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Trois Chats </em>– <a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/anne-brouillard"><strong>Anne Brouillard</strong></a></p>
<p>J’adore les livres comme ça, où l’on invente sa propre histoire. Je recommande ce livre car il agrandit l’imagination des personnes qui le lisent.<br />
Ce livre est aussi très bien pour les plus petits, qui ne savent pas lire. Car ils peuvent soit  se contenter de regarder les images, ou alors inventer leurs propres histoires. Même mon petit frère a inventé un tas d’histoires !<br />
J’ai vraiment aimé ce livre !</p>
<p>Et j’aimerais dire à l’auteur que ce qu’elle a eu comme idée est géniale !</p>
<p style="text-align: right;">Sarah Bozzo, Saint-Martin de-Bernegoue (79), 11 ans</p>
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		<title>Marie-Luce Joubert</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:42:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Manuel Rivas]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://festival.livre-poitoucharentes.org/?p=1086</guid>
		<description><![CDATA[Manuel Rivas
La langue des papillons
et autres nouvelles
Que ne connaissez-vous la Galice et les galiciens ? L’âpreté de ses paysages de mer et de montagne, la rigueur de son climat?
Qui mieux que Manuel Rivas pouvait nous faire découvrir ce peuple, lui enfant de ce pays, né en 1957 à La Corogne. Pays avec lequel il fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/manuel-rivas/"><strong>Manuel Rivas</strong></a><strong><br />
La langue des papillons<br />
et autres nouvelles</strong></p>
<p>Que ne connaissez-vous la Galice et les galiciens ? L’âpreté de ses paysages de mer et de montagne, la rigueur de son climat?<br />
Qui mieux que Manuel Rivas pouvait nous faire découvrir ce peuple, lui enfant de ce pays, né en 1957 à La Corogne. Pays avec lequel il fait corps…et âmes !!! Âmes que l&#8217;on découvre dans une suite de nouvelles dont l&#8217;écriture nous enchante par la force des mots et la poésie qui s&#8217;en dégage.<br />
Pour preuve, cette phrase :<br />
<em>« On aurait dit qu’elle cousait avec le fil de ses cils »</em><br />
Puis cette autre :<br />
<em>« Le vent répandait, comme poussière de lune, un parfum de feu apaisé .»</em><br />
Paysans et marins sont les acteurs d&#8217;une série d&#8217;aventures où se mêlent réel et fantastique&#8230; Où la mort n&#8217;hésite pas à pénétrer!<br />
Comme cette femme enfant attaquée autrefois par des loups.<br />
Cet instituteur républicain au grand cœur ? aussi laid qu&#8217;une bestiole ? Arrêté par les franquistes, conspué par les villageois apeurés, qui suscite la révolte d’un enfant !<br />
Ce mort, qui de son cercueil, passe en revue les personnes qui sont présentes à sa veillée funèbre!<br />
L’accablement de ce garçon qui part, la faim au ventre, avec son ticket de rationnement, dans des ténèbres où terre et ciel se rejoignent pour l’engloutir, le broyer. Puis son retour triomphant, baguette sous le bras, avec « <em>ce pain qui avait la couleur de l’or </em>» … dans un paysage merveilleux, enchanteur … Par petites bouchées, le pain glisse entre ses lèvres jusqu’à la dernière miette !.. Mais que va dire sa mère à son retour?&#8230;<br />
Et puis cette mer glacée, impitoyable, qui soumet les plus durs!<br />
La fascination, la peur, la lâcheté mais aussi l&#8217;amour, le respect et la pudeur qui émanent de ces nouvelles nous les rendent profondément universelles.<br />
Ce monde authentique, dont nous avons trop tendance à nous éloigner, nous attire et nous envoûte à chacune de ses pages !</p>
<p style="text-align: right;">Marie-Luce Joubert,  Saint-Georges-des-Coteaux (17), 60 ans</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Jean-Paul Wautier</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Boujut]]></category>

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		<description><![CDATA[La vie de Marie-Thérèse, qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive &#8211; Michel Boujut
Amateur de photographies et photographe amateur, j’ai acheté un jour de  1998, happé par l’intense regard noir de la couverture, Le jeune homme en colère de Michel Boujut, et me suis régalé de ce joli récit dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La vie de Marie-Thérèse, qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive &#8211; </em><a href="../michel-boujut">Michel Boujut</a></p>
<p>Amateur de photographies et photographe amateur, j’ai acheté un jour de  1998, happé par l’intense regard noir de la couverture, <em>Le jeune homme en colère</em> de Michel Boujut, et me suis régalé de ce joli récit dans lequel, sous le prétexte d’une enquête pour retrouver un jeune homme photographié par Paul Strand (ah, le noir et blanc de Strand !) Michel  Boujut  nous emmène en 1951, à la rencontre de son père, de Claude Roy, de Roger Vailland et de …Michel Boujut enfant.  Dix ans plus tard je tombe sur une autre enquête de Michel Boujut, avec un titre sur lequel plane l’ombre de Michel Audiard, <em>La vie de Marie-Thérèse, qui bifurqua quand sa passion pour le jazz prit une forme excessive. </em></p>
<p>Tandis que le jeune paysan de Paul Strand nous faisait revisiter la Charente du début des années 50, Marie-Thérèse, fille de gendarme, complice d’un meurtre, nous entraîne dans les boîtes de jazz de Toulouse à la fin de cette même décennie.</p>
<p>Le livre se lit comme un polar : pourquoi et comment Marie-Thérèse a-t-elle été mêlée à un meurtre ? Est-elle coupable ou non ? Est-elle encore vivante ?  Michel Boujut parviendra-t-il à la retrouver ?<br />
Cela suffirait à faire de ce livre, ah aidez-moi je cherche l’expression, voilà merci, un <em>page-turner</em> , quoi, de l’anglais ! oui c’est de l’anglais mais comment traduire ça, ah un tourne page, bon d’accord allons-y pour un  tourne page, pourquoi pas, ou alors un livre qu’on lit d’une traite, mais c’est plus que cela : le charme du bouquin, c’est le contexte de l’époque, les nombreux personnages qu’on y rencontre, connus ou inconnus, musiciens ou gangsters, l’atmosphère provinciale – on n’est pas loin de Chabrol &#8211; , les digressions sur la politique de l’époque ou la guerre d’Algérie.</p>
<p>On est entraîné dans un tourbillon nostalgique, sans mièvrerie, où l’on croise Billie Holiday,  parmi quelques grandes figures du jazz et du blues, mais aussi, entre autres, Lino Ventura, Jean-Pierre Melville, Gérard Barray, le fringant acteur de séries B de cape et d’épée qui était aussi pianiste de jazz  et dont la relation avec Marie-Thérèse… mais je ne voudrais pas dévoiler l’intrigue.<br />
Des esprits curieux se poseront la question de savoir ce qui est vrai et ce qui est inventé, des esprits chagrins reprocheront à Boujut d’avoir rempli les blancs de son enquête avec son imagination et ses fantasmes, mais c’est justement ce qui fait l’originalité du livre, ce mélange enquête-roman, saupoudré d’une pointe de souvenirs personnels et d’anecdotes de l’époque. En menant cette enquête Michel Boujut part <em>en quête </em>de son passé, qui est aussi le nôtre.</p>
<p>Alors, installez-vous confortablement, mettez un 33 tours de Billie Holiday ou de Big Bill Broonzy ou de Guy Laffite, selon vos goûts jazzistiques, sur votre Teppaz, servez vous un verre de rye ou de bourbon, allumez une Craven A, vous vous rappelez, le paquet rouge et blanc, ces cigarettes sans filtre,  kof, kof,  mais avec un bout liège pour que le papier ne colle pas aux lèvres, et… bon voyage !</p>
<p style="text-align: right;">Jean-Paul WAUTIER, Saujon(17), 62 ans</p>
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		<title>Joël Coynault</title>
		<link>http://festival.livre-poitoucharentes.org/joel-coynault/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:36:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Alberto Manguel]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre à Alberto MANGUEL pour La fiancée de Frankenstein
Cher Monsieur Manguel
Je referme à l&#8217;instant votre essai sur le film de James Whale d&#8217;après le roman de Mary Shelley : La fiancée de Frankenstein.   J&#8217;ai commencé cette lecture, plus pour l&#8217;intérêt que je vous porte, que pour celui que j&#8217;ai pour le cinéma fantastique, que je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lettre à <a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/alberto-manguel/">Alberto MANGUEL</a> pour <em>La fiancée de Frankenstein</em></p>
<p>Cher Monsieur Manguel</p>
<p>Je referme à l&#8217;instant votre essai sur le film de James Whale d&#8217;après le roman de Mary Shelley : <em>La fiancée de Frankenstein</em>.   J&#8217;ai commencé cette lecture, plus pour l&#8217;intérêt que je vous porte, que pour celui que j&#8217;ai pour le cinéma fantastique, que je ne connais pas.</p>
<p>Au fur et à mesure de ma progression dans votre écrit, j&#8217;ai fait une découverte, et j&#8217;ai eu une confirmation. Je commence par la découverte : je suis complètement passé à côté de ce cinéma, lorsqu&#8217;il atteint le niveau de celui que vous décrivez, c&#8217;est bien autre chose qu&#8217;un spectacle destiné à provoquer la peur, ce que je croyais avant de vous avoir lu. Je ne me souviens pas si j&#8217;ai vu ce film, mais je suis certain que je n&#8217;y aurais pas trouvé la profondeur philosophique que vous mettez en évidence sur les rapports entre le créateur et la création.</p>
<p>J&#8217;en viens maintenant à la confirmation, celle de votre immense culture, que j&#8217;avais découverte dans votre <em>Une histoire de la lecture</em> . Les soixante dix sept pages de votre &nbsp;&raquo; fiancée de Frankenstein &nbsp;&raquo; sont un foisonnement d&#8217;informations sur le cinéma américain des années trente, les acteurs, les studios, les metteurs en scène, les scénaristes, sur la littérature fantastique du XIX ème, mais également un bouillonnement de réflexions sur le mal, les interdits, toutes les formes de Création, (avec un grand C) la divine, l&#8217;humaine, la scientifique, l’artistique.</p>
<p>Votre texte, en plus de l&#8217;érudition dont il fait preuve est émaillé de vrais moments de bonheur de lecture. Le premier chapitre &nbsp;&raquo; première rencontre &nbsp;&raquo; en vous mettant en scène enfant, vous, que nous connaissons respectable barbu, nous fait entrer dans votre essai par la petite porte, celle du curieux, qui va découvrir un monde qu&#8217;il ignore. L&#8217;analyse du moment où le monstre découvre son image dans l&#8217;étang idyllique et la relation avec le sort de l&#8217;étranger qui se voit dans les yeux de celui qui le hait est sublime. La description que vous faites de la rencontre entre le monstre et l&#8217;ermite aveugle est magnifique, riche d&#8217;interprétations philosophiques, mais également d&#8217;anecdotes comme celle qui concerne les affiches, &nbsp;&raquo; Garbo parle ! &nbsp;&raquo; et &nbsp;&raquo; le monstre parle ! &nbsp;&raquo;</p>
<p>Monsieur, non seulement, j&#8217;ai envie de voir ce chef-d’œuvre, mais au delà de moi, je suis convaincu, que votre essai transforme la vision des cinéphiles les plus avertis, et devient une référence dans l&#8217;analyse cinématographique. Vous m&#8217;avez enrichi, je vous en remercie et vous adresse mes salutations respectueuses.</p>
<p style="text-align: right;">Joël Coynault, Lagord (17), 62 ans</p>
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		<title>Elise Moynet</title>
		<link>http://festival.livre-poitoucharentes.org/elise-moynet/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Martin]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Ciels de miel et d’ortie de Jean-Claude Martin
Laissez-vous tenter par l’onctuosité de ce recueil. Cueillez dans chaque poème, la fleur, la piquante, l’adoucissante. Sentez votre esprit s’envoler. Volez vers de nouveaux horizons. On oublie souvent des petits riens, autour de nous, qui font pourtant tout. Touchez du bout des doigts l’ici-bas et l’au-delà. Au-delà de nous, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ciels de miel et d’ortie </em>de <a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/jean-claude-martin">Jean-Claude Martin</a><br />
Laissez-vous tenter par l’onctuosité de ce recueil. Cueillez dans chaque poème, la fleur, la piquante, l’adoucissante. Sentez votre esprit s’envoler. Volez vers de nouveaux horizons. On oublie souvent des petits riens, autour de nous, qui font pourtant tout. Touchez du bout des doigts l’ici-bas et l’au-delà. Au-delà de nous, la vie ? Vivez chaque instant à travers les mots. Mots doux. Douceur saisissante. Tenez bon et prenez de la hauteur. Heure du matin ou du soir, dans le bain ou dans le noir, ce recueil est à ouvrir n’importe où, n’importe quand. Quand les hommes auront-ils des ailes  pour atteindre le ciel ? <em>Ciels de miel et d’ortie </em>vous mène dans le vaste espace céleste. Leste, soyez-le, de corps et d’esprit. Esprit qui se hisse jusqu’au ciel.  <em>Ciels de miel et d’ortie</em>, recueil de passage, laissez-vous entrainez dans ce voyage. Voyez le ciel défiler, les oiseaux et les avions filer. Filets sur la terre pour recevoir ce livre qui tombe du ciel dans nos mains. Mains qui tiennent un épisode aérien, celui que chacun rêve d’atteindre. Atteindre le ciel, en être un passant. Sans se hisser jusqu’au ciel, saisir cette œuvre.  Œuvre qui trace une ligne dans le ciel, le traverse tel  un avion. Avion dont l’auteur serait le pilote et les lecteurs, les passagers, guidés par les mots dans un ciel de miel et d’ortie.</p>
<p style="text-align: right;">Elise Moynet, La Rochelle, 19 ans</p>
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		<title>Caroline Gautier</title>
		<link>http://festival.livre-poitoucharentes.org/caroline-gautier/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:28:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Centre du livre et de la lecture</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Teulé]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Gens de France et d’ailleurs – Jean Teulé
« Jean Teulé est un filou, un coquin, un malin. Dans les années 1970 et 1980, il s’en est allé, appareil photo en mains, sillonner une partie de la France et de la planète à la recherche de personnages aussi insolites que bien réels. Gens de France et d’ailleurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Gens de France et d’ailleurs</em> – <a href="http://festival.livre-poitoucharentes.org/jean-teule">Jean Teulé</a></p>
<p>« Jean Teulé est un filou, un coquin, un malin. Dans les années 1970 et 1980, il s’en est allé, appareil photo en mains, sillonner une partie de la France et de la planète à la recherche de personnages aussi insolites que bien réels. <em>Gens de France et d’ailleurs </em>retrace ces multiples périples sous forme de « BD-reportages », comprenez de courtes historiettes – trois à neuf pages tout au plus – illustrées de photos et de documents divers, garnies d’un texte abondant sous forme non de bulles mais de rectangles… Ceux qui ne sont guère familiers de bande dessinée ne seront pas déroutés : l’alliance des photographies et du texte omniprésent donne à chacune de ces historiettes un air de reportage  finalement plus proche de l’univers télévisuel que de la BD classique. Pas étonnant, du reste, que Teulé soit passé par la suite derrière la caméra (pour <em>L’Assiette anglaise</em> sur feu Antenne 2, pour Canal + puis le cinéma).<br />
Et c’est une comparaison télévisuelle qui s’impose à la lecture de <em>Gens de France et d’ailleurs</em> : chacun des chapitres du livre vous laisse en effet dans le même état songeur qu’après avoir regardé un épisode de l’émission <em>Strip-tease</em>, diffusée un temps sur France 3. Assurément une filiation existe entre le travail de Jean Teulé et l’émission belge dont la caméra sait se faire oublier des quidams qu’elle filme pour mieux déshabiller leur quotidien et leur âme. Et l’âme des gens, justement, ça n’est pas toujours joli-joli à voir. Ou bien si, ça dépend. Il y a du beau, du moche, parfois aussi ça se complique : il y a du beau et du moche à la fois. C’est cette mixture bizarre que l’on retrouve dans les portraits dressés par Jean Teulé dans <em>Gens de France</em>…, où au sordide, au glauque, au grinçant vient curieusement se mêler un léger parfum de tendresse. On aura peut-être froid dans le dos à la lecture du passage sur l’affaire Grégory ou le crime des sœurs Papin (elles font partie des rares célébrités que l’on croise dans l’ouvrage). On restera peut-être dépité devant le regard de ce meurtrier martiniquais, accessoirement chasseur de serpents, ou l’espoir fou de Jean-Claude de voir un jour s’envoler pour de bon la soucoupe volante mise au point avec beaucoup d’application dans son jardin. Mais on trouvera aussi touchants la prostituée-peintre ou ce père écrivain à l’enfant malade. Bref, c’est un petit voyage à la fois émotionnel, géographique et temporel (un flash-back au détour des « eighties ») dans lequel nous embarque Teulé, avec, toujours, une vision décalée des choses qui l’entourent, un humour qu&#8217;il pratique à l’égard des autres comme de lui-même (ah ! Le séjour au Sénégal où il se retrouve être le dindon de la farce !). De nombreuses retouches au pinceau appliquées aux photos du livre achèvent de faire basculer dans un univers bien particulier l’ensemble de ces historiettes, qu’on pourrait presque appeler des « jeanteulettes » tant elles portent la marque du regard espiègle de leur auteur. »</p>
<p style="text-align: right;">Caroline Gautier, Poitiers, 35 ans</p>
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