La Terre peut bien se fissurer, Kjell Eriksson
La Terre peut bien se fissurer, Kjell Eriksson, éd. Gaïa, 2007 – traduit du suédois par Philippe Bouquet.
Dans une maison perdue en pleine forêt, Tore, un ancien junkie, tente de se réconcilier avec l’existence. Il se lie d’amitié avec un vieux voisin fermier qui vit dans la nostalgie des temps révolus où les gens s’entraidaient. Tore rêve de retrouver Eva, la mère de son fils Chris, de reconstruire sa vie de famille jusqu’alors ratée, et de restaurer son image aux yeux de la société.
Près d’Uppsala, un couple apparemment sans histoire est découvert sauvagement abattu. Peu de temps après, une jeune infirmière est assassinée en plein centre-ville. Plus de cadavres que d’indices : seule certitude, c’est la même arme qui a été utilisée.
La jeune et talentueuse Ann Lindell est chargée de l’affaire et dirige son équipe criminelle avec maestria.
Tantôt par le regard du tueur, tantôt par celui de l’enquêtrice, Kjell Eriksson entraîne son lecteur dans une spirale infernale qui, sur fond de critique sociale, pose la question de la «vraie victime» et souligne l’infime différence qui, bien souvent, sépare le meurtrier du citoyen ordinaire.
La première enquête d’Ann Lindell.
Kjell Eriksson est né en 1953 à Uppsala (Suède). Un reportage qu’il réalise sur la vie d’agriculteur l’amène à troquer le sécateur contre la plume. En 1999, il reçoit le prix du meilleur Premier Roman Policier suédois et dès le second livre, La Terre peut bien se fissurer, son personnage principal prend l’épaisseur, la stature et la crédibilité des vrais héros de polars. En 2002, Kjell Eriksson se voit décerner le Prix du meilleur roman policier suédois.
Voir l’entretien accordé par l’auteur sur le site des éditions Gaïa
Autres livres de la série Ann Lindell, aux éditions Gaïa, traduits du suédois par Philippe Bouquet :
Le Cercueil de pierre, 2008
La Princesse du Burundi, 2009
Le Cri de l’engoulevent, 2010
Les Cruelles étoiles de la nuit, 2012






Interview de Kjell Eriksson par Bibliosurf
Ce qui m’a beaucoup touché dans ce roman c’est le portrait du tueur : ce garçon avec un passé compliqué qui cherche à avoir une vie « normale » mais qui échouera !
Pourtant on espère avec lui jusqu’au premier drame.
Suivre l’enquête en ayant plus de connaissances que les policiers est intéressant. Et Ann Lindell est un beau personnage de policière !
attirée par le genre du roman, il m’a fallu le considérer avec un autre regard.
En effet, ce roman policier est surtout une analyse sociale et l’intrigue policiére passe presque au second plan. La densité de cette analyse et le personnage attachant d’Ann Lindell dégagent une chaleur bienvenue dans cette froide athmosphére du climat et des relations humaines.
Livre qui semble écrit à 4 mains. Descriptions des plantes, des papillons, de la nature, mais aussi rancoeur contre les hommes qui ne comprennent pas. Pourtant il leur fait un cadeau « intime »
Description et regrets d’une société plus solidaire plus humaine avec le vieux syndicaliste.L’autre aspect,c’est la difficulté à donner sa confiance dans une relation de couple. L’individualisme est là sous-jacent Est-ce une société qui se trouve à une période charnière ?
Un policier bien écrit.
Un toxicomane en scène… un aperçu de la vie de cet homme, mis en parallèle avec le travail des policiers.
Un roman très prenant, qui tient en haleine.
L’environnement est à nouveau bien décrit ; belle ballade dans la ville de Copenhague.