Une catastrophe naturelle, Margriet de Moor
Une catastrophe naturelle, Margriet de Moor, éd. Libella-Maren Sell, 2010 – traduit du néerlandais par Danielle Losman.
Un lundi, on apprend qu’une dépression se déplace du Groenland en direction des côtes de l’Europe de l’Ouest. Le même jour, Armanda supplie sa sœur Lidy de partir à sa place en Zélande passer le week-end avec sa filleule. En contrepartie, elle gardera sa fille, âgée de deux ans, et accompagnera son mari à une fête familiale. Cette substitution ne devrait choquer personne puisque les deux sœurs se ressemblent au point d’être parfois confondues. Cette petite mise en scène va pourtant bouleverser leurs vies. Le samedi 31 janvier 1953, tandis que Lidy se rend à Zierikzee, se lève cette tempête historique qui rayera de la carte le sud-ouest des Pays-Bas. Lidy, avec quelques inconnus, tentera de braver les éléments déchaînés. En vain. Armanda se glissera alors dans l’existence de sa sœur disparue. Elle épousera son mari, ils auront deux enfants et, en apparence, ni remords ni culpabilité. Mais l’ombre du drame plane sur tous les actes du quotidien. Entre catastrophe naturelle et catastrophe intime, Margriet de Moor nous fait découvrir dans ce magnifique roman les destins entremêlés de deux sœurs que rien ne peut séparer.
Source : www.bibliosurf.com
Margriet de Moor est Hollandaise. Après avoir étudié le chant et le piano, et mené une carrière de chanteuse, elle a commencé à écrire en 1988. Son premier recueil de nouvelles est un succès, que confirme avec éclat ce premier roman. Gris d’abord puis blanc puis bleu, qualifié de chef-d’œuvre par la critique, a reçu en 1992 le prestigieux prix AKO.
Autres titres :
Gris d’abord puis blanc puis bleu, éd. R. Laffont, 1993, traduit du néerlandais par Marie Hooghe
Le Virtuose, éd. R. Laffont, 1995, traduit du néerlandais par Danielle Losman (épuisé)
Duc d’Égypte, éd. du Seuil, 1999, traduit du néerlandais par Danielle Losman
Le Rendez-vous, éd. du Seuil, 2003, traduit du néerlandais par Danielle Losman






Notre préférence va à Une catastrophe naturelle de Margriet de Moor dont nous conseillons la lecture.

Le livre nous a plu surtout pour le sujet original de deux sœurs vivant le drame de la terrible tempête historique qui a rayé de la carte le sud ouest des Pays Bas le 31 janvier 1959. C’est intéressant de découvrir cette catastrophe naturelle historique par le biais d’une catastrophe intime vécue par des personnages de fiction. Le roman alterne le récit des dernières heures de Lydie avec celui de la vie d’ Armanda qui va « prendre la place » de sa sœur auprès de son mari et sa fille. Il faut dire que notre préférence va aux chapitres suivant le point de vue d’Armanda car la psychologie du personnage est beaucoup plus fouillée et on découvre comment toute sa vie, elle va vivre avec sa sœur disparue. C’est même plus émouvant que le récit un peu long de la noyade de Lydie dont le caractère n’est pas mis en évidence.
La couverture de notre édition 10/18 qui évoque parfaitement le thème du roman nous plaît mieux que celle de l’édition précédente.
Bonjour, je m’appelle Axel Serviat, je suis en première L1 au lycée du Bois d’Amour. J’ai commencé par lire « Une catastrophe naturelle » de Margriet de Moor, j’ai bien aimé ce livre bien que ce soit un peu long à entrer dans l’action au début. Néanmoins, en tant que lecteur on ressent bien les sentiments des personnages, ce que j’ai beaucoup aimé. Donc globalement c’était une très bonne lecture.
Histoire de deux sœurs très proches qui décident de changer leurs identités. L’une d’entre elles meurt dans des inondations ; on suit en parallèle la mort de l’une et le déroulement de la vie de l’autre.
Très beau récit, étrange, dérangeant, car les personnages ne semblent pas avoir de prise sur la réalité ou que leurs actes sont prémédités.
Apprécié ; questionne sur les relations de fratrie.
C’est un bon livre. Une histoire bien ficelée que je me suis appropriée. On arrive facilement à se retrouver dans les retours en arrière, dans la vie de ces deux soeurs évoluant à des temps différents depuis qu’elles ont échangé leurs vies pour un Week End…
Il y a beaucoup de descriptions de la tempête dans laquelle on voit survivre, sans arrêt, la soeur qui en est prisonnière. Je me posais des questions : pourquoi décrire à ce point cette tempête ? Est ce qu’elle va survivre ? Ce qui fait que tout le long du livre, j’ai eu l’espoire d’un « happy end ».
L’auteure parle en profondeur des personnages et des rapports que ces deux soeurs entretiennent. On ressent beaucoup d’émotions : jalousie, regrets, amour… L’une finit par s’accaparer l’existence de la soeur disparue, sans jamais arriver à l’assumer sereinement, ce qui finalement brise sa propre vie…
Quand je finis un livre qui m’a vraiment accroché, j’ai une impression de petite mort, l’envie de rester dans l’histoire et c’est ce qui s’est passé avec ce livre-çi.